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Test-Bateau.fr
Pièce 04RÉGLEMENTATION

Flyboard : le permis côtier est exigé, ou un titulaire à bord

Les engins à sustentation hydropropulsés sont le seul loisir nautique que le texte rattache directement au permis plaisance. Deux milles maximum, de jour, casque obligatoire.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-BATEAU.FRLecture 6 min

Le seul engin de loisir que le texte rattache au permis

C'est une singularité de la division 240, et elle échappe à presque tout le monde.

Les engins à sustentation hydropropulsés, catégorie où se rangent les planches volantes alimentées par un flexible depuis un véhicule nautique à moteur, font l'objet de l'article 240-2.13. Et cet article ne se contente pas de fixer des règles de navigation : il pose une exigence de titre de conduite.

Le texte est direct : « L'utilisateur est titulaire du permis plaisance option côtière ou est accompagné par un titulaire de ce permis. »

Aucune autre catégorie d'engin de loisir de la section 2 ne comporte une telle exigence. Ni les engins de plage, ni les annexes, ni les planches à voile. C'est le signe que le législateur a considéré ces engins comme relevant d'un niveau de maîtrise et de risque particulier.

2 MN

DISTANCE MAXIMALE

D'un abri, sans exception

Diurne

NAVIGATION

De jour uniquement

50 N

FLOTTABILITÉ

Aide portée en permanence

Casque

OBLIGATOIRE

Adapté à la pratique

Division 240, article 240-2.13, édition JORF du 08/06/2026

Le titre exigé n'est pas le même en mer et en eaux intérieures

L'article 240-2.13 traite les deux milieux séparément, et il ne faut pas transposer l'un sur l'autre.

En mer, l'utilisateur est titulaire du permis plaisance option côtière, ou accompagné par un titulaire de ce permis.

En eaux intérieures, hors plan d'eau et lacs, l'utilisateur est titulaire du permis plaisance option eaux intérieures, ou accompagné par un titulaire de ce permis.

Deux précisions méritent d'être relevées. D'abord, l'option exigée suit le milieu : le côtier ne vaut pas en rivière, et l'option eaux intérieures ne vaut pas en mer. Ensuite, l'exclusion des plans d'eau et des lacs signifie que le régime décrit ici ne s'y applique pas dans les mêmes termes, ce qui renvoie aux réglementations locales de ces plans d'eau.

L'alternative de l'accompagnement est ce qui rend la pratique commerciale possible : un moniteur titulaire à bord ou à proximité, et le pratiquant n'a pas besoin de détenir le titre lui-même.

MilieuTitre exigé de l'utilisateurAlternative
En merPermis plaisance option côtièreÊtre accompagné par un titulaire de ce permis
Eaux intérieures, hors plan d'eau et lacsPermis plaisance option eaux intérieuresÊtre accompagné par un titulaire de ce permis
Plans d'eau et lacsHors du champ de cette dispositionSe référer à la réglementation locale
Division 240, article 240-2.13, paragraphe relatif à l'utilisateur

Ce que l'utilisateur porte, et ce que l'engin doit permettre

L'article détaille ensuite deux séries d'exigences, l'une sur la personne, l'autre sur le matériel. Les deux portent sur la même idée : rester conscient, flotter, et pouvoir se détacher.

L'utilisateur doit porter en permanence une combinaison et une aide à la flottabilité d'au moins 50 N adaptée à sa morphologie, un casque adapté à la pratique, et, lorsqu'il navigue seul, un moyen de repérage lumineux étanche d'au moins 6 heures d'autonomie.

Côté engin, le texte exige que l'engin, lorsqu'il est capelé, permette à l'utilisateur de flotter inconscient, tête hors de l'eau, en cas de chute accidentelle à la mer. C'est l'exigence la plus révélatrice du risque visé. Il doit également être équipé d'un moyen de largage rapide pour que l'utilisateur puisse s'en désengager, et le flotteur, lorsqu'il existe, doit pouvoir être stoppé à distance par l'utilisateur ainsi qu'en cas de rupture intempestive de la communication entre les deux. L'absence de commande active par l'utilisateur doit arrêter la propulsion.

Enfin, quand l'engin dispose d'un navire porteur, celui-ci doit disposer du matériel d'armement et de sécurité basique des navires de plaisance défini à l'article 240-2.03.

  • Porté en permanence : combinaison et aide à la flottabilité d'au moins 50 N adaptée à la morphologie.
  • Porté en permanence : un casque adapté à la pratique de l'activité.
  • En navigation solitaire : un moyen de repérage lumineux étanche d'au moins 6 heures.
  • L'engin capelé permet de flotter inconscient, tête hors de l'eau.
  • L'engin dispose d'un moyen de largage rapide.
  • Le flotteur peut être stoppé à distance, et l'absence de commande active arrête la propulsion.
  • Le navire porteur emporte le matériel basique de l'article 240-2.03.

Questions fréquentes

Trois points reviennent, et l'un d'eux mérite une mise au point.

Une séance encadrée dispense-t-elle du permis ?
L'article 240-2.13 prévoit expressément l'alternative : l'utilisateur est titulaire du permis correspondant au milieu, ou il est accompagné par un titulaire de ce permis. C'est cette seconde branche qui permet la pratique commerciale encadrée. Elle ne dispense en revanche d'aucune des autres exigences, ni du casque, ni de la flottabilité, ni de la limite de 2 milles, ni du caractère diurne.
Le règlement international pour prévenir les abordages en mer s'applique-t-il à un flyboard ?
Oui, et le texte le dit expressément : l'engin, son éventuel élément support et son utilisateur satisfont à tout moment aux exigences du règlement international pour prévenir les abordages en mer, notamment le respect de la veille visuelle et auditive permanente ainsi que l'obligation de rester maître de sa manœuvre.
Faut-il une assurance spécifique ?
Nous ne l'écrivons pas, faute d'avoir pu établir le régime applicable sur une source officielle. Comme la pratique engage un engin motorisé, un navire porteur et un tiers, la question mérite d'être posée directement à un assureur avant la première sortie, et non résolue par analogie.

À retenir

Le permis plaisance est exigé, ou un titulaire accompagne. C'est le seul engin de loisir de la section 2 dans ce cas.

L'option suit le milieu : côtière en mer, eaux intérieures en rivière et canaux hors plan d'eau et lacs.

Deux milles d'un abri au maximum, de jour seulement.

Combinaison, aide à la flottabilité d'au moins 50 N et casque, portés en permanence. Plus un moyen de repérage lumineux en pratique solitaire.

L'engin doit permettre de flotter inconscient, tête hors de l'eau, et se larguer rapidement.

Le navire porteur emporte la dotation basique. Son contenu est détaillé dans notre guide du matériel obligatoire.

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