Ce n'est pas un QCM, et c'est tout l'enjeu
Si tu arrives ici après avoir préparé l'option côtière, oublie le réflexe des quarante questions. L'extension hauturière n'est pas un questionnaire à choix multiple : c'est une épreuve de navigation, avec une carte, des instruments et un temps limité.
L'article 4 de l'arrêté du 28 septembre 2007 pose d'abord une condition d'accès : il faut la détention préalable soit de l'option côtière, soit du permis A de conduire en mer les navires de plaisance. On ne passe donc pas le hauturier directement, et cette exigence ne se contourne pas.
L'épreuve dure une heure trente. Elle se déroule sur la carte spéciale examen n° 9999, une carte fictive éditée par le SHOM spécifiquement pour cet examen, et que tu utiliseras donc à l'entraînement comme le jour J.
1 h 30
DURÉE
Épreuve de navigation, pas un QCM
10/20
ADMISSION
Note minimale exigée
7/12
ÉLIMINATOIRE
Au seul travail sur la carte
9999
CARTE
Carte spéciale examen du SHOM
Le barème, et pourquoi il concentre tout sur la carte
Vingt points sont en jeu, et leur répartition en dit long sur ce que l'examen cherche à vérifier.
| Exercice | Points |
|---|---|
| Travail sur la carte | 12 |
| Calcul de marée | 4 |
| Deux questions de navigation électronique | 0,5 chacune |
| Deux questions de météorologie | 1 chacune |
| Une question sur le matériel de sécurité | 1 |
Le programme, rubrique par rubrique
L'article 4.2 fixe le programme théorique de l'extension. Il tourne entièrement autour d'une compétence : savoir où l'on est et où l'on va quand la côte a disparu.
Y figurent la lecture de la carte marine, la détermination du point, le traitement de la déclinaison et de la variation, l'identification des feux, les aides électroniques à la navigation, les calculs de marée, et les exigences de matériel de sécurité applicables au-delà de 6 milles d'un abri.
On retrouve donc, dans une seule épreuve de quatre-vingt-dix minutes, la chaîne complète d'une navigation hauturière : partir d'une position connue, tenir une route, corriger, anticiper la hauteur d'eau, et savoir ce que le bateau doit emporter pour être légalement dehors.
- La lecture de la carte marine et le tracé.
- La détermination du point.
- Le traitement de la déclinaison et de la variation.
- L'identification des feux.
- Les aides électroniques à la navigation.
- Les calculs de marée.
- Le matériel de sécurité exigible au-delà de 6 milles d'un abri.
Aucune formation pratique n'est exigée par le texte
C'est la différence structurelle avec les options de base, et elle change complètement la façon de préparer l'extension.
Pour l'option côtière comme pour l'option eaux intérieures, l'article 3 de l'arrêté impose une formation pratique d'au moins trois heures trente, dispensée par un établissement agréé. Pour l'extension grande plaisance eaux intérieures, l'article 5 impose neuf heures de formation pratique.
L'article 4, qui régit l'extension hauturière, ne prévoit pas de formation pratique. Il décrit une épreuve et un programme, rien d'autre. Conséquence directe : l'extension hauturière est le seul volet du permis plaisance qu'on peut, en droit, préparer seul.
Cela ne veut pas dire que c'est facile. Le travail sur carte, avec règle Cras et compas, est un geste technique qui s'acquiert par la répétition, et l'éliminatoire à 7 sur 12 ne pardonne pas l'à-peu-près. Mais le texte ne t'oblige à payer personne pour apprendre.
| Titre | Formation pratique exigée | Article |
|---|---|---|
| Option côtière | Au moins 3 h 30 | Article 3 |
| Option eaux intérieures | Au moins 3 h 30 | Article 3 |
| Extension hauturière | Aucune prévue par le texte | Article 4 |
| Extension grande plaisance eaux intérieures | Au moins 9 heures | Article 5 |
Questions fréquentes
Trois points reviennent souvent, et l'un d'eux appelle une réponse que nous ne pouvons pas chiffrer.
L'extension hauturière change-t-elle le matériel que mon bateau doit emporter ?
Combien de fois puis-je me présenter en cas d'échec ?
Puis-je passer l'extension hauturière avant l'option côtière ?
À retenir
Ce n'est pas un QCM. Une heure trente d'épreuve de navigation sur la carte spéciale examen n° 9999.
Il faut déjà l'option côtière, ou le permis A de conduire en mer les navires de plaisance.
Deux conditions cumulatives pour être reçu : 10 sur 20 au total et 7 sur 12 au travail sur la carte. La seconde est éliminatoire à elle seule.
Le travail sur la carte pèse 12 points sur 20. Tout le reste, marée comprise, en vaut 8.
Aucune formation pratique n'est exigée par le texte, contrairement aux options de base. C'est le seul volet du permis plaisance qui se prépare légalement en solo, ce qu'explique notre guide sur le candidat libre.
▸ Sources
- Arrêté du 28 septembre 2007 relatif au permis de conduire des bateaux de plaisance à moteur, articles 3, 4 et 5 (texte consolidé), Légifrance
- Décret n° 2007-1167 du 2 août 2007 relatif au permis de conduire et à la formation à la conduite des bateaux de plaisance à moteur, Légifrance
- Carte spéciale examen Permis Mer Hauturier n° 9999, SHOM, Service hydrographique et océanographique de la Marine
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