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Test-Bateau.fr
Pièce 05MÉTHODOLOGIE

Quel permis bateau choisir : les 4 titres et leurs limites

Deux options de base, deux extensions. Le texte fixe le seuil à 4,5 kilowatts, pas à 6 chevaux, et la longueur du bateau ne compte qu'en eaux intérieures.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-BATEAU.FRLecture 4 min

D'abord : as-tu seulement besoin d'un titre ?

La question précède le choix, et sa réponse tient dans un seul chiffre. Le décret pose que la conduite d'un bateau de plaisance à moteur est subordonnée à un titre « lorsque la puissance motrice est supérieure à 4,5 kilowatts ».

Retiens l'unité, parce qu'elle compte. Tu liras partout « au-delà de 6 chevaux ». C'est une conversion de vulgarisation, pratique mais absente du texte : le seuil réglementaire est exprimé en kilowatts. Devant un vendeur ou une plaque moteur, c'est la valeur en kilowatts qu'il faut regarder, pas une équivalence approximative reprise de site en site.

En dessous de ce seuil, pas de titre exigé. Au-dessus, il t'en faut un, et il te reste à choisir lequel.

Quatre titres, et une seule question à te poser : où vas-tu naviguer

Le système tient en deux options de base et deux extensions, et le même article 2 les définit d'une phrase chacune.

L'option côtière vaut « pour une navigation jusqu'à 6 milles d'un abri ». C'est le titre de la mer, et c'est celui que passent la grande majorité des candidats.

L'option eaux intérieures vaut « pour une navigation sur un bateau de plaisance d'une longueur inférieure à 20 mètres ». C'est le titre du fluvial, canaux, rivières et lacs.

L'extension hauturière ouvre la navigation « au-delà de 6 milles d'un abri ». Elle complète la côtière : elle lève la limite de distance.

L'extension grande plaisance eaux intérieures vaut « pour une navigation sur un bateau de plaisance d'une longueur égale ou supérieure à 20 mètres ». Elle complète l'option fluviale : elle lève la limite de longueur.

Une remarque qui évite une erreur courante : la longueur du bateau ne joue qu'en eaux intérieures. Côté mer, le texte raisonne en puissance moteur et en distance d'un abri, jamais en mètres. Un site qui te parle d'une limite de longueur pour naviguer en mer te raconte autre chose que le décret.

Le titreCe qu'il autoriseSa limite
Option côtièreLa navigation en merJusqu'à 6 milles d'un abri
Option eaux intérieuresLa navigation fluvialeBateau de moins de 20 mètres
Extension hauturièreLa mer sans limite de distanceComplète la côtière
Extension grande plaisance eaux intérieuresLe fluvial sur les grandes unitésBateau de 20 mètres ou plus
Formulations du décret n° 2007-1167 du 2 août 2007, article 2, relevé le 3 septembre 2026.

Ce que ça change concrètement pour toi

Si tu navigues en mer, le long d'une côte, en sortie à la journée, l'option côtière suffit. Les 6 milles d'un abri couvrent très largement la plaisance ordinaire, et beaucoup de plaisanciers ne les franchissent jamais.

Si tu vises une traversée, une navigation de nuit au large ou un convoyage, l'hauturière devient nécessaire. Elle se prépare séparément, avec sa propre épreuve, et son dossier ne passe pas par le même circuit que l'option de base : il reste traité en administration départementale.

Si ton projet est fluvial, canal du Midi, Bourgogne, grands lacs, c'est l'option eaux intérieures, et la question de la grande plaisance ne se pose que si tu loues ou achètes une unité de 20 mètres ou plus, ce qui reste rare en plaisance privée.

Dans quel ordre les passer ? La logique du texte répond seule : une extension complète une option de base, elle ne la remplace pas. On ne passe donc pas l'hauturière avant la côtière, ni la grande plaisance avant l'option eaux intérieures. Et rien n'oblige à enchaîner : beaucoup de plaisanciers naviguent des années avec la seule côtière, puis ajoutent l'hauturière le jour où un projet la rend nécessaire. C'est une dépense qui peut attendre.

Une conséquence pratique à ne pas découvrir au dernier moment : les deux extensions ne passent pas par les organismes privés. Ton dossier retourne à l'administration départementale, avec son propre formulaire et son propre calendrier. Prévois du délai si ta saison est proche.

Un point sur lequel nous ne trancherons pas, parce que les sources se contredisent et qu'aucune page officielle n'a permis de l'établir : la valeur d'un certificat international pour naviguer à l'étranger. Adresse-toi aux affaires maritimes plutôt qu'à une page web, la nôtre comprise.

À retenir

Le seuil est de 4,5 kilowatts, et c'est l'unité du texte. Les « 6 chevaux » sont une conversion commode, pas une règle.

Deux options de base : côtière jusqu'à 6 milles d'un abri, eaux intérieures pour les bateaux de moins de 20 mètres.

Deux extensions : l'hauturière lève la limite de distance en mer, la grande plaisance lève la limite de longueur en fluvial.

La longueur ne compte qu'en eaux intérieures. En mer, ce sont la puissance et la distance d'un abri.

Pour la plaisance ordinaire en mer, la côtière suffit : les 6 milles couvrent l'essentiel des sorties.

Nous ne sommes ni un bateau-école ni une administration : ce site t'entraîne au QCM, il ne délivre ni formation agréée ni titre.

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